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Twitter décide de bannir définitivement les comptes du complotiste américain Alex Jones

Ce n’est pas qu’un au revoir, c’est un adieu. L’oiseau bleu vient finalement de s’envoler, loin des éructations du violent pamphlétaire et conspirationniste Alex Jones en supprimant son compte « à vie ».  Celui de sa chaîne d’informations alternatives, Infowars, a connu le même sort. Une décision prise en raison « de nouveaux tweets ou vidéos postés hier enfreignent nos règles d’usage et de respect, qui s’ajoutent aux infractions déjà commises par ces comptes par le passé », a justifié l’entreprise.

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Début août, la figure de proue de la « réinformation » américaine avait déjà connu un évincement vif et brutal des réseaux sociaux, à l’exception de Twitter. A l’époque, la plateforme n’avait pas souhaité suivre les autres géants du net que sont Facebook, Youtube, Apple ou Linkedin, invoquant qu’Alex Jones « n’a[vait] pas violé nos règles », selon les mots de son fondateur Jack Dorsey. « Des comptes comme celui de Jones peuvent souvent sensationnaliser des problèmes et répandre des rumeurs fausses et infondées. Il est donc vital que les journalistes documentent, valident, et réfutent de telles informations directement de manière que les gens puissent former leur propre opinion. »

« Do not touch me »

Un sursis de courte durée pour l’animateur aux thèses conspirationnistes, parfois aussi loufoques que sérieuses telle celle des « gay bombs ». La goutte d’eau qui a fait déborder le vase ? Une intervention de l’intéressé dans les couloirs du Congrès, et aux côtés d’un Marco Rubio non-consentant. Ce mercredi 5 septembre, en marge d’une audition des responsables de Twitter et Facebook consacrée aux « campagnes d’influences électorales » étrangère, Alex Jones a interpellé l’ancien candidat à la primaire républicaine sous une nuée de caméras des chaînes nationales.

>> A lire aussi : Alex Jones, le conspirationniste américain censuré par les géants du Net

Une sorte de conférence de presse toute aussi improvisée que tendue où l’animateur interrompt régulièrement le sénateur en pleine interview. « Qui est ce type ? » demande ironiquement Marco Rubio à son sujet. L’autre rit d’un rire rauque, et lui tape gentiment sur l’épaule. Le garde du corps lui enlève sa main, et la tension monte. « Ne me touchez pas à nouveau« , lui demande l’élu, visiblement agacé. « Je vous laisse avec ce clown « , conclut-t-il à l’attention des caméras avant de rejoindre la salle d’audition. « Frat boy » (garçon membre d’une fraternité) ou « petit caïd« , lui avait lancé le présentateur d’Infowars. Le journaliste de CNN, Olivier Darcy, en a aussi pris pour son grade, Alex Jones le comparant alors aux « jeunesses hitlériennes » et l’accusant d’être « anti-américain ».

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Un petit coup d’éclat qui avait enflammé les supporters d’Alex Jones sur le net, où la scène filmée était plusieurs fois postée sur le réseau social.  Des posts assimilés à du harcèlement. « Nous avons pris cette décision sur la base de nouvelles informations sur des Tweet et des vidéos postées hier (mercredi) qui violent notre politique de comportement abusif, après des violations passées de ces comptes », a confirmé le réseau.

Le roi de la conspiration

Mais ce bannissement des réseaux sociaux, visant donc à limiter la visibilité du polémiste sur le Net, pourrait bien avoir l’effet inverse. Toujours autorisée, l’app Infowars était montée à la 4e place des charts après des téléchargements massifs. Une réaction due au fort soutien qu’il reçoit en ligne, mais aussi grâce à une notoriété importante construite au fil des années dans les milieux de l’Alt-right, l’extrême-droite américaine.

Depuis la création de sa chaîne d’information en ligne, Infowars, Alex Jones est devenu un des visages des thèses conspirationnistes foisonnant aux Etats-Unis dont la notoriété fut assurée, notamment, en prétendant que la fusillade de Sandy Hook, qui avait fait 26 morts, dont 20 enfants dans une école élémentaire en 2012, était une mise en scène. Il réfutait également la thèse officielle du gouvernement concernant le 11 septembre ou encore défendait la rumeur du « pizzagate », une histoire de réseau pédophile supposé entre une pizzeria et le milieu démocrate, impliquant Hilary Clinton lors de la campagne présidentielle de 2016.

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Gérard Depardieu se rend en Corée du Nord avant le 70e anniversaire du régime

Mais que diable Gérard Depardieu est-il allé faire en Corée du Nord ? L’acteur français a été aperçu le 7 septembre à l’hôtel international Yanggakdo, situé dans la capitale Pyongyang, par un journaliste de l’AFP, alors que le régime dictatorial célèbre son 70e anniversaire.

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Un Depardieu contrarié d’être reconnu

Selon Libération, visiblement contrarié par la présence de journalistes, l’acteur a refusé toute demande d’interview. Ce qui ne permet donc pas de confirmer à 100% que l’acteur est bel et bien là pour célébrer le régime nord-coréen.

La République populaire et démocratique de Corée (RPDC) est née le 9 septembre 1948, trois ans après que les États-Unis et l’URSS aient divisé la Corée en deux après la Seconde Guerre mondiale. Gérard Depardieu était encore en début de semaine en Algérie pour le tournage d’un film réalisé par l’Iranien Jamal Shoorjeh. Il interprète le rôle d’Hussein Dey, le dernier souverain, à la fin du XIXe siècle, de la régence d’Alger intégrée à l’Empire ottoman.

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Les violences faites aux femmes explosent depuis le début de l’année

Pour le ministère de l’intérieur, tous les voyants sont au vert en cette période de rentrée. Tous, à l’exception notable des agressions sexuelles qui connaissent une hausse considérable de 23,1 % sur les sept premiers mois de l’année (vis-à-vis de la même période en 2017), soit 28 000 cas ; des 3 357 actes de harcèlements supplémentaires sur une période de un an ; des 10 000 cas de coups et blessures volontaires ; des 8 000 nouveaux cas de violences familiales concernant pour 6 000 d’entre eux des femmes.

« Cela veut dire sans doute que les violences intra-familiales sont extrêmement fortes et que peut-être la parole s’est libérée, ce qui explique l’augmentation de ces chiffres« , interprète Gérard Collomb (les violences conjugales physiques ou psychologiques sont punies d’une peine pouvant atteindre trois ans de prison et 45 000 euros d’amende, ndlr). Sur BFM TV, le ministre d’état avait donné le chiffre de 22 % d’augmentation des violences faites aux femmes.

Faciliter l’accès des victimes aux autorités

L’intention des autorités est de faciliter l’accès des victimes aux autorités et services compétents et d’encourager autant que possible cette « libération de la parole ». Lors de sa conférence de presse, Gérard Collomb a annoncé pour octobre le lancement d’une « plate-forme de signalement des violences sexuelles et sexistes« . « Nous savons qu’en termes statistiques, cela conduira à une augmentation des chiffres. Mais ce qui compte, c’est bien évidemment de faire change la réalité« . Cette plate-forme permettra d’effectuer des dépositions en ligne sous couvert d’anonymat. L’enquête pourra ensuite débuter sans que la victime ait à se rendre au commissariat.

En février 2018, le Groupe F, un mouvement féministe, avait relayé des témoignages faisant état de refus, de discours de banalisation ou même de culpabilisation de la part des policiers et gendarmes face aux victimes se rendant auprès de leurs services pour signaler une agression sexuelle.

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En mars 2018, d’un colloque s’était déroulé dans les locaux du ministère de la place Beauvau portant sur les « L’action du ministère de l’intérieur dans l’accueil et la prise en charge des femmes victimes de violences« . Un rapport de l’IFOP informait que 50 % des femmes interrogées avaient été victimes d’insultes à caractère sexiste, 43 % d’attouchements et 12 % de viols. Le ministre de l’intérieur détaillait ainsi l’action de ses services : la sensibilisation des plus jeunes par les 3000 policiers et gendarmes présents dans les écoles ; le rôle de la « Police de Sécurité au Quotidien » ; et la création « dans les prochaines semaines » d’une plate-forme de signalement des violences sexuelles. Cette dernière initiative a donc été reportée au mois d’octobre prochain. Quand à la police de sécurité du quotidien, Gérard Collomb a dit attendre beaucoup de la nouvelle promotion de l’école de police qui débutera son action à la fin septembre 2018 : les acteurs sociaux ne voyant pour l’instant que peu de résultat.

Une campagne de sensibilisation dans les espaces publics

La rentrée 2018 voit aussi le lancement d’une campagne de sensibilisation dans les espaces publics, tandis que les premières verbalisations devant toucher les harceleurs seront appliquées à l’automne. Là où Gérard Collomb préconise la « tolérance zéro » à l’égard de « tous ceux qui se rendent coupables d’injures et d’agressions à caractère sexuelles ou sexistes« , la secrétaire d’état à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, déclarait au Parisien qu’il « [s’agissait par ses mesures] de poser un interdit social et de l’accompagner de pédagogie. »

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Brésil : le candidat d’extrême droite gravement blessé au couteau

Stupeur au Brésil. Ce 6 septembre, le candidat du Parti social-libéral (PSL, extrême droite, connu pour son soutien appuyé à la dictature militaire) Jair Bolsonaro était porté par la foule en liesse quand il a été poignardé au ventre par un homme. Son fils, Flavio Bolsonaro, a fait savoir sur Twitter que son état était “plus grave que nous le pensions. (…) Il a perdu beaucoup de sang. Il est arrivé à l’hôpital avec 10/3 de tension… quasi mort”. Finalement, son état s’est stabilisé, mais sa capacité à faire campagne pour la présidentielle du 7 octobre est compromise. Un médecin de l’équipe qui l’a opéré confie : “La lésion est unique mais très profonde. Elle a atteint plusieurs organes”. 

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L’agresseur évoque des motifs « de type politique »

Âgé de 63 ans, cet ancien militaire nostalgique de la dictature, connu pour son discours notoirement raciste, homophobe et sexiste, est en tête dans les sondages, avec 22% des intentions de vote au premier tour, comme le souligne Le Monde.

>> Lire aussi : Qui est Jair Bolsonaro, le député homophobe d’extrême droite qui espère profiter des déboires de Lula ?

Le suspect de l’agression, âgé de 40 ans, a été arrêté peu après son acte. Sur TV Globo, son avocat affirme qu’il dit avoir agi “pour des motifs religieux, de type politique et également en raison des préjugés que montre Bolsonaro à chaque fois qu’il parle de race, de religion et des femmes”. Pour les caciques du PSL, c’est l’équivalent d’une déclaration de guerre. Au Monde, la députée Major Olimpio déclare ainsi : “Il s’agit peut-être d’un déséquilibré. Mais si l’attaque est de nature politique, c’est extrêmement grave. Arriver à ce degré de barbarie à trente jours de l’élection…”

Les militants risquent de se radicaliser 

La candidate écologiste Marina Silva, ex-ministre de l’Ecologie de Lula, qui était arrivée 3e lors de la présidentielle de 2014, a dénoncé cette violence sur Twitter : “L’acte de violence contre le candidat Jair Bolsonaro est inadmissible et représente une double agression : contre son intégrité physique et contre la démocratie”. 

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Fernando Haddad, du Parti des Travailleurs (PT), pressenti pour remplacer Lula, a également pris ses distances : “Nous, démocrates, devons garantir un processus tranquille et pacifique et renforcer le rôle des institutions”. 

>> Lire aussi : Quelles seraient les conséquences d’une arrivée de l’extrême droite au pouvoir au Brésil ?

Or, ce coup de couteau qui a grièvement blessé le candidat pourrait avoir des effets notoires sur la campagne. En effet, l’attaque pourrait selon les observateurs radicaliser les militants de Bolsonaro, qui considèrent tout ce qui se rapproche de la gauche comme dangereux.

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Excuses et autopsie du clash : ce qui s’est dit au procès de Booba et Kaaris

« Libérez le Duc! ». Dans la longue queue s’étant formée dans le Tribunal de grande instance de Créteil (Val-de-Marne), une jeune femme agite avec énergie un t-shirt jaune fluo arborant ce message ainsi qu’une photo de Booba. Elle ne connaîtra pas tout de suite l’issue de l’affaire : dans le cadre de leur procès pour « violences aggravées » faisant suite à leur altercation confuse à l’aéroport d’Orly, mercredi 1er août, le procureur a finalement a requis douze mois de prison avec sursis contre B2O et Kaaris.

Du monde s’était déplacé pour ce procès ultra-médiatique, même si l’attroupement devant la salle d’audience semblait finalement moins imposant que celui du 3 août dernier, lorsque les deux rappeurs et leurs amis avaient été placés en détention provisoire dans la foulée de leur comparution immédiate – le 23 août tous sont finalement sortis de prison pour être placés sous contrôle judiciaire. C’est peu après 13 h que les prévenus rentrent dans la salle d’audience. Booba, chemise grise à carreaux noirs bien boutonnée – et portant l’étrange inscription « Check shirt » dans le dos -, prend place, l’air détendu. Peu de temps après, c’est au tour de son rival Kaaris, qui lui arbore une chemise blanche, d’arriver. L’ambiance est très calme, malgré l’inimitié entre ceux qui, il y a à peine un mois, se battaient dans une salle d’embarquement de l’aéroport d’Orly, enjoignant la société aéroport Paris à porter plainte pour « trouble à l’ordre public avec préjudice d’image et financier » et « mise en danger de la vie d’autrui ». L’objet de l’audience d’aujourd’hui est ainsi de déterminer lequel des deux groupes a lancé en premier les hostilités, à l’heure où chacun se renvoie la balle et assure avoir agi pour se « défendre ».

« Je présente mes excuses aux personnes choquées »

La présidente commence alors à présenter chaque prévenu – ils sont onze, quatre dans la « team Kaaris » et sept dans celle de Booba – en détaillant les raisons de leur présence dans ce tribunal. Problème : arrive le tour du rappeur Daniel Toussaint, aka Gato da Bato, l’incontournable partenaire haïtien de Booba. Et il ne parle pas ou peu le français. Nul interprète n’ayant été prévu, voilà la séance suspendue, le temps d’en trouver un. Kaaris reste assis et discute avec ses avocats, tandis que Booba, lui, se lève pour aller saluer et échanger, tout sourire, avec ses soutiens. L’audience reprend : un greffier censément à peu près capable de faire la traduction a été trouvé, et accepte, bonne patte, de s’y coller. Très rapidement, il jette l’éponge, et explique qu’il n’est pas assez bon en anglais. Il part, un peu penaud, la séance est à nouveau suspendue. Une interprète finira par arriver de longues minutes plus tard – il est alors plus de 15h, et seulement les présentations ont été faites.

Les avocats de Booba et de Kaaris décident d’embrayer à propos de la garde à vue de 48 heures ayant suivi leur altercation, en dénonçant le fait qu’ils ont eu accès tardivement au dossier, alors même que leurs clients étaient déjà déferrés. L’absence initiale d’interprète est également dénoncée, ceci ne « relevant pas d’une justice française digne de ce nom ». Ils demandent un renvoi. Après délibération, la présidente décide d’ajouter ces conclusions au fond de l’affaire – l’étude de celui-ci démarrant enfin.

Il est ainsi déjà 17h quand, un à un, les prévenus sont appelés à la barre pour leur demander s’ils souhaitent faire une déclaration préalable à la diffusion des vidéos, sur lesquelles vont se baser en grande partie le jugement. Tous déclinent – Booba se fendant d’un lapidaire « non » – à l’exception de Kaaris, qui se déclare être dans une logique « d’apaisement »: « Dans un premier temps, je voudrais dire que ce qui s’est passé n’est pas bien. Je présente mes excuses aux personnes choquées. Juste avant, je faisais des photos avec des familles, des enfants… Je me mets à leur place. J’espère pouvoir montrer ce qui s’est passé vraiment. Je n’ai pas eu le choix, j’ai du me défendre. Je suis désolé. » Alors que l’on croit enfin pouvoir regarder ces fameuses images, une nouvelle suspension d’audience est demandée, le temps de « vérifier si le matériel vidéo fonctionne ».

« Je ne le touche pas, c’est un coup d’intimidation » 

Les vidéos de surveillance sont finalement montrées… et elles ne sont pas très claires. Impossible depuis la mezzanine réservée à la presse de distinguer vraiment quelques chose parmi ces images floues, où tous les prévenus sont habillés en noir, gris, ou blanc. Là où une avocate de la team Booba voit un membre de celle de Kaaris « lever le bras en direction » de B2O, David Olivier Kaminski, avocat de K2O, s’énerve : « Ce que vous dites, c’est une vérité d’avocat, c’est bon! » En somme, les conseils des deux rivaux analysent les vidéos différemment, et, a fortiori, à l’avantage de leurs clients. Idem du côté des vidéos prises par les voyageurs.

Appelé à la barre, le Duc affirme qu’il apprend la présence de Kaaris et son groupe à l’aéroport et qu’il reconnaît certains des amis de son rival au niveau des contrôles de sécurité. Une fois dans la salle d’embarquement, il aurait alors vu Kaaris et trois de ses amis se lever et avancer vers lui. Se « sentant encerclé, menacé », il décide de « porter le premier coup, un coup sans conviction, je ne le touche pas : c’est un coup d’intimidation ». C’est ensuite que la bagarre aurait commencé. Kaaris, lui, a une autre version : Booba aurait « foncé dans sa direction » et l’aurait « insulté » – « lève toi salope » – de quoi l’enjoindre à se lever pour « se mettre en sécurité ». La présidente, elle, estime que, dans l’une des vidéos, « on ne voit pas [Booba] foncer sur vous, vous allez à sa rencontre ».

« J’aurais préféré prendre mon avion, aller à Barcelone faire mon concert et être payé que de me battre et d’aller en prison. »

Sont aussi rappelés les différents clashs sur les réseaux sociaux des deux anciens collaborateurs,  Booba ayant aidé Kaaris à lancer sa carrière. A la base amis, leurs relations se sont finalement peu à peu dégradées ces dernières années. David Olivier Kaminski, conseil de Kaaris, demande alors à Booba comment il explique « le fait de s’embrouiller avec tout le monde dans le milieu du rap : Rohff, la Fouine, Johnny… » « Johnny ?? », pouffe Booba, levant les yeux aux ciel. Et d’ajouter, pragmatique, quelques minutes plus tard : « J’aurais préféré prendre mon avion, aller à Barcelone faire mon concert et être payé que de me battre et d’aller en prison. » 

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Peu après 22 heures, le procureur prend la parole, mettant en avant de façon appuyée le rôle des réseaux sociaux dans l’affaire : « Je crains que, dans ce contexte de bravade, ces deux leaders ont perdu toute lucidité (…) Ignorer l’autre, c’est déjà abdiquer, perdre la face, devenir non seulement la risée du camp rival mais aussi celle d’internet. Alors, la confrontation physique devient la seule issue. » Alors qu’ils encourent jusqu’à dix ans de détention, le procureur requiert finalement douze mois de prison avec sursis pour Booba et Kaaris, tandis que, pour les autres prévenus, ses réquisitions vont de huit mois ferme à la relaxe.

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Squeezie revient sur ses tweets sur le harcèlement et s’excuse auprès des YouTubeurs

Rétropédalage. Le 6 août dernier, le youtubeur Squeezie avait provoqué un tollé en dénonçant sur Twitter le comportement de certains de ses collègues vidéastes. “Les YouTubers (y compris ceux qui crient sur tous les toits qu’ils sont féministes) qui profitent de la vulnérabilité psychologique de jeunes abonnées pour obtenir des rapports sexuels on vous voit”, avait-il écrit.

Cette insinuation, sans preuves ni cible précise, avait bien entendu provoqué le trouble chez les internautes, certains accusant nommément des youtubeurs. Face à la montée en flèche de la polémique, Squeezie avait précisé : “Je ne vais pas porter d’accusations précipitées mais les concernés ne sont pas forcément ceux auxquels vous pensez. Je voulais dans un 1er temps mettre un doigt sur ces pratiques et inciter les concernés à vite arrêter”.

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“Un petit jeu très malsain”

Il semblerait que le deuxième temps tarde à arriver. Dans sa nouvelle vidéo, publiée le 5 septembre, l’homme aux 11 000 000 d’abonnés sur YouTube s’excuse pour “l’immense diffamation que certains youtubeurs ont subi, à cause de moi”, citant notamment Norman. Il fait ainsi part de son malaise, alors que certains de ses confrères sont traqués par des internautes suspicieux ou malveillants : “C‘est devenu pour certains une sorte de chasse aux sorcières, un petit jeu très malsain. Il y a même certaines personnes qui sont allées jusqu’à créer des photomontages de fausses conversations. J’ai ma part de responsabilité là-dedans.”

“J’ai créé un malentendu général”

C’est donc un mea culpa en règle qu’il formule, pour la mauvaise méthode qu’il a utilisé en divulguant ce message équivoque sur Twitter : “Je m’excuse auprès des youtubeurs qui ont pris la tempête de Twitter et de ses rageux.” “En ne donnant aucun nom pour des raisons légales, j’ai créé un malentendu général […] la conséquence de tout ça, c’est l’immense diffamation que certains youtubeurs ont subi, à cause de moi”, déclare-t-il encore. Et de conclure que la « vraie » justice a désormais “tout ce qu’il faut pour prendre la relève”. 

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Un membre de son administration publie une tribune explosive contre Trump

« Ce n’est peut-être qu’une piètre consolation en ces temps chaotiques, mais les Américains doivent savoir qu’il y a des adultes dans la pièce. » Hier, 5 septembre 2018, le New York Times a publié une tribune anonyme d’un haut fonctionnaire de l’administration Trump. Il y affirme que face à l’« immoralité », le manque de contenu idéologique et le caractère « erratique » du président, certains ont décidé de faire passer leur pays en premier. Le New York Times justifie la « rareté » de sa démarche et sa « radicalité » par « la mise en perspective importante que [ce témoignage] peut apporter à [ses] lecteurs« .

« Résistance de l’intérieur » 

À la suite de la parution d’extraits du livre du journaliste Bob Woodward dressant le portrait d’un président imprévisible que ses collaborateurs tentent de contourner en lui dissimulant des dossiers, ce haut fonctionnaire, qui a souhaité rester anonyme, explique les mesures prises par cette « résistance de l’intérieur » afin de préserver la République et la démocratie. Il ne s’agit pas de participer à l’opposition « populaire » des Démocrates mais « d’empêcher que des mauvaises décisions de l’aile ouest » [le bâtiment où se trouvent les bureaux du président] soient prises. Il approuve et soutient plusieurs mesures du gouvernement : « une dérégulation efficace« , « une réforme historique des impôts » et une armée renforcée, entre autres. Autant de mesures qui ont été prises, selon lui, « malgré » et non pas « grâce » au président.

Ce collaborateur de la Maison blanche souhaite, par la prise de risque de son témoignage, responsabiliser les Américains. Lorsqu’il a été question de procédures d' »impeachment« , de destitution, ce n’était pas à l’administration d’agir, « personne ne voulait précipiter une crise constitutionnelle » : « la vraie différence viendra des citoyens lambda« . De l’intérieur, ils ne peuvent que maintenir, « jusqu’à ce que – d’une manière ou d’une autre – cela s’achève« , une « présidence à deux-voie« , laissant, par exemple sur le plan international, M. Trump se rapprocher en public des « autocrates » et « dictateurs » comme Vladimir Poutine ou Kim Jong-un tout en maintenant, par ailleurs, la coopération avec les « alliés » des États-Unis.

Une tribune « sans tripes« 

La réaction de M. Trump ne s’est pas faite attendre. Lors d’une conférence de presse devant un parterre d’officiers de différents services de police, il a dénoncé un « éditorial lâche » provenant d’un « New York Times en faillite » – comme il appelle désormais systématiquement le journal new-yorkais. Il promet aux médias tels que le quotidien ou CNN (média avec lequel les relations du président sont au plus mal) la clef sous la porte lorsqu’il ne sera plus président – ce qui, a-t-il affirmé en se retournant vers ces officiers enthousiastes, n’arrivera pas avant « six ans et demi« . Il se justifie par le succès économique que connait son administration : « Personne ne sera en mesure de me battre en 2020 avec ce que nous avons accompli« .

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Alors que le président se contentait de twitter un simple « TRAHISON!« , un communiqué de la Maison Blanche, émis par Sarah Sanders, la porte-parole du président, reprenait l’argumentaire présidentiel.

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