Archives pour la catégorie acutalité

« Tu nous saoules là ! » : Nicolas Dupont-Aignan se met à dos tout le plateau d’ONPC

Nicolas Dupont-Aignan a fait très fort hier soir sur France 2 dans On n’est pas couché. En évoquant la « colonisation migratoire » subie selon lui par la France, le chef de Debout la France s’est attiré les foudres de la quasi-intégralité du plateau.

« J’estime que les Français doivent être fiers d’être Français, mais dans la tolérance, doivent dire stop », suggère-t-il, estimant que « notre pays est colonisé (…) économiquement, religieusement et migratoirement par les migrants qui arrivent sur notre sol. » Puis, plus tard : « Si j’avais été élu en 2017, j’aurai laissé s’installer les camps de migrants au jardin du Luxembourg, chez madame Angot ». La chroniqueuse ne l’a pas entendu de cette oreille et a vivement réagi : « Mais arrêtez! Pourquoi vous parlez du Jardin du Luxembourg, c’est quoi ces préjugés? Vous ne connaissez rien monsieur, vous fonctionnez par clichés, vous ne savez pas de quoi vous parlez! ».

De nombreux invités sont également intervenu. A commencer par la chanteuse Angélique Kidjo : « C’est pas possible d’entendre des gens qui veulent gouverner ce pays parler d’être fédérateur, alors que dans le fond vous divisez. Vous êtes en train de nous dire que la France est colonisée. C’est une insulte ». Ou Jean Benguigui, après que NDA a qualifié l’auditoire de « petite classe » privilégiée : « Cette petite classe vous emmerde ! » Bernie Bonvoisin a résumé lui l’ambiance sur le plateau : « Tu nous saoules là ».

Chose rare, Laurent Ruquier est lui aussi sorti de sa réserver : « Il faut attendre 25 minutes pour que l’on voit votre vrai visage (…) et vous êtes pire que madame Le Pen ! ».

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Qui sont les concurrents d’Erdoğan à l’élection présidentielle turque ?

– Muharrem İnce
Isil Erdinç : Candidat du CHP (Parti républicain du peuple, parti kémaliste), il est le candidat qui a la plus de chance d’arriver au deuxième tour. İnce est député du CHP depuis 2012. Il a le soutien des électeurs du CHP. Il regroupe les voix des kémalistes, des nationalistes modérés et des sociaux-démocrates. Ses meetings, surtout à İzmir (la forteresse du CHP) ont été soutenus par beaucoup électeurs. Une partie d’électeurs de gauche, socialistes et sociaux-démocrates, pourront voter pour lui à la présidentielle s’il arrive au deuxième tour contre Erdoğan. İnce a également rendu visite au candidat du HDP, Selahattin Demirtaş en prison, dans une stratégie de pouvoir obtenir le soutien des électeurs du HDP au deuxième tour. Son parti, le CHP, quant à lui, n’aura probablement pas de difficulté à envoyer des députés à l’Assemblée Nationale avec un pourcentage de 16 à 26 % en moyenne.
Aurélien Denizeau : Souvent présenté comme le principal adversaire de Recep Tayyip Erdoğan, Muharrem İnce  dispose indéniablement de réels atouts. Ce professeur de physique de 54 ans, député de Yalova, a su donner à sa campagne une dynamique qui a surpris ses propres partisans. Il est l’un des meilleurs orateurs du CHP, le parti kémaliste, et ses vigoureuses interventions à l’Assemblée nationale ont suscité l’enthousiasme de nombreux opposants au gouvernement. Il présente aussi un visage rassembleur, n’hésitant pas à montrer son respect des traditions religieuses et du petit peuple conservateur ou, dans un autre registre, à rendre visite au candidat du mouvement pro-kurde emprisonné. Reste que son discours semble essentiellement axé sur la dénonciation du président Erdoğan et de son parti, sans qu’émerge un véritable programme alternatif. Pire, le candidat donne parfois l’impression de vouloir concurrencer son adversaire sur son propre terrain, quitte à délaisser l’aile progressiste de son mouvement. Cette faiblesse est d’autant plus dangereuse pour Muharrem İnce qu’il suscite dans son propre parti certaines rivalités. Tues le temps de la campagne, celles-ci pourraient bien rejaillir, avec une particulière virulence, en cas de défaite. Or, si la plupart des sondages qualifient Muharrem İnce pour le second tour, aucun, jusqu’à présent, ne l’a donné vainqueur face au président Erdoğan.
– Meral Akşener
I.E. : Élue au sein d’un parti du centre-droite (Doğru Yol Partisi, Parti de la juste voie, DYP), elle était ministre de l’intérieur de 1995 à 1997 du gouvernement de coalition du DYP et du Parti de la Prospérité (Refah Partisi, prédécesseur de l’AKP). Elle a dû quitter ses fonctions suite à l’intervention militaire du 28 février 1997 mais réélue en 1999. Elle a cependant dû quitter le parti à cause d’une crise interne du DYP. Akşener a fait partie du mouvement de fondation de l’AKP en 2001 avec Abdullah Gül et Tayyip Erdoğan. Suite à des désaccords, elle a cessé travailler pour la fondation du parti. Elle a adhéré au MHP (le Parti de l’action nationaliste, parti d’extrême droite-nationaliste) en 2001 et élue député en 2007. Cependant, en 2015, elle n’a pas été présentée comme candidate aux élections législatives. Elle s’est déclarée comme candidate pour la présidence du MHP mais le Parti a décidé de l’expulser en 2016. Par ailleurs, elle a fondé le Bon Parti (İyi Parti) avec des opposants du MHP et du CHP (Parti Républicain du Peuple, parti kémaliste). A mon avis, Akşener n’a pas beaucoup de chance d’arriver au deuxième tour de l’élection puisque son ancien parti, le MHP, soutient la candidature d’Erdoğan. Le pourcentage de voix habituel du MHP et d’autres nationalistes est entre 11 et 16 %. Par ailleurs, Akşener ne semble pas rassembler les voix des nationalistes de droite pour pouvoir arriver au deuxième tour. S’il peut convaincre l’aile nationaliste du CHP et les opposants du président du MHP, Devlet Bahçeli, l’İyi Parti d’Akşener peut passer le seuil électoral. Le Parti pourrait risquer de disparaitre après les élections s’il n’arrive pas envoyer des députés à l’Assemblée nationale.
A.D. : Issue du parti nationaliste MHP, Meral Akşener, 61 ans, a décidé de quitter ce dernier lorsqu’il s’est allié à l’AKP de Recep Tayyip Erdoğan, en 2017. Elle a alors choisi de fonder le İyi Parti (littéralement le « Bon Parti ») dont elle est tout à la fois la dirigeante et l’atout majeur. Charismatique, dynamique, elle jouit d’une réputation de femme à poigne et de patriote qui lui vaut l’admiration des milieux nationalistes. Son passé d’ancienne ministre de l’Intérieur est parfois mis en avant pour justifier ses compétences – même s’il rappelle aussi qu’elle a travaillé un temps avec l’AKP. Du reste, pour Meral Akşener, il n’est pas forcément facile de se distinguer de ses anciens alliés. Certes, elle se présente comme davantage attachée à la laïcité, ouverte à une nouvelle politique syrienne et même plus pragmatique sur la question kurde. Mais son national-conservatisme risque de rebuter la frange la plus progressiste de l’opposition. À vrai dire, Meral Akşener demeure le grand mystère du scrutin: ce sont les premières élections qu’affronte son mouvement. Alors que les sondages indiquent qu’elle seule aurait une (faible) chance de battre Recep Tayyip Erdoğan au second tour, elle semble avoir bien peu de probabilité d’y accéder, Muharrem İnce (avec qui elle s’est alliée pour les élections législatives) paraissant mieux placé pour cela. En tous les cas, elle est d’ores et déjà devenue l’une des figures les plus marquantes de cette campagne électorale.
– Selahattin Demirtaş
I.E. : Militant kurde depuis sa jeunesse, Demirtaş est candidat du Parti démocratie des peuples (Halkların Demokratik Partisi, HDP, parti de la gauche socialiste pro-kurde). Il est diplômé du département de droit. Il est député (Diyarbakır, Hakkari et Istanbul) depuis 2007 et co-président du HDP entre 2014 et 2018. En prison depuis novembre 2016, accusé du terrorisme par l’Etat. Il conduit sa campagne électorale depuis la prison. Demirtaş a peu de chance d’arriver au deuxième tour si une partie des socialistes de Turquie préfèrent voter Muharrem İnce au premier tour. Il avait obtenu 9,77 % des voix aux premières élections présidentielles en Turquie en 2014 ayant le troisième rang parmi les candidats. N’ayant pas eu les mêmes conditions pour conduire sa campagne électorale, Demirtaş sera soutenu largement par les kurdes et par les socialistes de Turquie. Le HDP pourra affranchir le seuil électoral avec un pourcentage possible de 11 à 16 % des voix. Une partie des électeurs du CHP voteront probablement pour le HDP aux élections législatives pour qu’il accède à l’Assemblée nationale.
A.D. : C’est une candidature inhabituelle que celle de Selahattin Demirtaş puisque ce jeune avocat, qui avait déjà concouru à l’élection présidentielle de 2014, se présente cette fois-ci… Depuis sa cellule ! Emprisonné depuis novembre 2016, sur l’accusation de « soutien au terrorisme », il attend toujours l’issue de son procès. S’il est soutenu par le parti HDP, qui combine idéaux libertaires et nationalisme kurde, Selahattin Demirtaş refuse de se restreindre à ce cercle électoral. Depuis la reprise des affrontements entre l’Armée turque et le PKK, mouvement terroriste auquel se voit régulièrement associé le HDP par ses adversaires, l’image de ce parti relativement jeune s’est dégradé dans l’opinion publique. Refusant de se laisser enfermer dans le rôle du « candidat pro-kurde », Selahattin Demirtaş s’adresse à l’ensemble des citoyens de Turquie, auxquels il veut proposer un nouveau modèle de société multiculturelle et démocratique. Pour ce faire, il est obligé d’utiliser des moyens de campagne inhabituels. Son emprisonnement lui interdit en effet des meetings classique, mais il a réussi à faire parvenir des messages à ses partisans, en profitant notamment des visites que sa femme est autorisée à lui rendre. Crédité de près de 10 % des votes, Selahattin Demirtaş pourrait bien être l’arbitre d’un éventuel second tour. En effet, les deux finalistes chercheront alors à s’adresser à son électorat. Et l’attitude du jeune candidat pourrait bien faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.
– Temel Karamollaoğlu
I.E. : Il était maire de Sivas (une ville du nord de la Turquie) au moment de l’incendie à Sivas qui a entrainé le mort de 37 personnes, dont 33 intellectuels alévis le 2 juillet 1993 (le massacre de Sivas). Il est dirigeant et député à plusieurs reprises des différents partis du mouvement islamique de la Vision Nationale (dont issue également l’AKP) depuis les années 1970. Karamollaoğlu et le SP conduisent une campagne protestant contre les politiques sociales, économiques et culturelles du gouvernement AKP et d’Erdoğan. Karamollaoğlu n’a presque pas de chance pour arriver au deuxième tour. Son parti Saadet Partisi qui n’obtient qu’un pourcentage de 0,7 à 5 % aux élections législatives, n’a pas beaucoup de chance d’envoyer des députés à l’Assemblée nationale.
A.D.: Temel Karamollaoğlu est une des révélations de cette campagne. L’ancien maire de Sivas, âgé de 76 ans, représente le parti Saadet, mouvement islamique dont est issu l’AKP. Les fronts sont désormais renversés : lorsqu’il avait quitté ce mouvement pour fonder son propre parti, Recep Tayyip Erdoğan se présentait comme le porte-parole d’un islamisme moderne, en phase avec la société. Aujourd’hui, ironiquement, c’est le Saadet qui lui reproche son autoritarisme, n’hésitant pas à intégrer la coalition d’opposition pour les élections législatives. Malgré ses scores confidentiels, le parti jouit d’une certaine autorité morale, en raison notamment de l’intégrité personnelle et intellectuelle de ses cadres. Reste que Temel Karamollaoğlu suscite la méfiance des milieux laïcs et notamment des alévis, une minorité religieuse traditionnellement hostile aux islamistes. Son ouverture sur les questions de société, ou bien encore au sujet de la problématique kurde, suffira-t-elle à les rassurer? Son score ne devrait de toute façon pas dépasser 5 % des voix, mais ces 5 % pourraient bien être ceux qui manqueraient à Recep Tayyip Erdoğan pour triompher dès le premier tour.
– Doğu Perinçek
I.E. : Candidat du Parti de la Patrie (Vatan Partisi, parti nationaliste). Il n’a presque aucune chance d’arriver au deuxième tour. Ancien militant d’extrême gauche nationaliste, Perinçek est un personnage ayant un positionnement ambivalent dans l’histoire politique de la Turquie. Perinçek et son parti risquent de rester sous le seuil électoral obtenant de 0,2 à 3 % des voix.
A.D. : Doğu Perinçek, 76 ans, est l’archétype de ces candidats qui surgissent à chaque élection, avec un discours focalisé sur quelques éléments fixes, suscitant les railleries de leurs opposants en raison de leur score confidentiel, mais aussi l’adhésion d’une poignée de militants, peu nombreux mais très actifs. Candidat et président du minuscule Parti des Travailleurs, il affiche une idéologie marquée tout à la fois par l’anticapitalisme marxiste et le nationalisme turc. Mais surtout, il est un des porte-voix du courant eurasiste turc, une mouvance idéologique favorable à un rapprochement avec les pays turcophones d’Asie Centrale, mais également la Russie et l’Iran. Ses critiques de la politique syrienne menée par l’AKP et ses discours en faveur d’un rapprochement avec la Russie de Vladimir Poutine ont-ils eu une influence réelle en Turquie? Doğu Perinçek aime à le dire, même si rien ne vient le confirmer. Son score sera certainement confidentiel, ne dépassant probablement pas 1%. Le principal intérêt de sa candidature est de rappeler l’existence en Turquie de ce courant d’idées, certes minoritaire, mais dont l’influence au sein des élites turques demeure réelle.
Propos recueillis par Guillaume Narduzzi

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Vidéo : l’émouvante « dernière » des Guignols de l’info

L’esprit Canal est donc officiellement mort hier soir. En soin palliatif depuis la reprise en main de la chaîne cryptée par Vincent Bolloré, l’avis de décès a été prononcé peu après 20 h 30, le vendredi 22 juin 2018. L’esprit Canal était comme le temps : une chose que tout le monde connaît mais que personne ne sait définir. Une chose est sûre, les Guignols de l’info en était l’un des meilleurs exemples, par son humour et sa subversion.

Dans ce dernier sketch d’un peu plus de six minutes de la nostalgie avec la compilation de plusieurs génériques de l’émission, et un medley de  « Je suis venu te dire que je m’en vais » de Gainsbourg où l’on retrouve les marionnettes de : le couple Chirac, PPDA, les blagues de Denisot, Céline Dion, Johnny Hallyday, Patrick Bruel, Depardieu et tant d’autres…

Allez atchao les amis.

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Qui est Patricia Fox, la religieuse qui résiste au dictateur philippin ?

Aux Philippines, une fluette religieuse de 71 ans, au visage ridé et au grand sourire peut être arrêtée et emprisonnée par la police, sans que ce soit un canular. Mi-avril, la nonne australienne Patricia Fox a passé une nuit au poste de police de Manille, après avoir été accusée d’« activité politique partisane » par le président des Philippines lui-même, l’autoritaire Rodrigo Duterte. Son visa de missionnaire lui a alors été retiré par le bureau de l’immigration, lui laissant trente jours pour quitter le pays.

Mais « Sœur Patricia » est tenace et déterminée, et avait juré« Je ne monterai pas dans [l’]avion [me ramenant en Australie] ». Alors qu’il ne lui restait que quelques jours dans l’archipel, elle a fait appel de la décision d’annuler son visa, pour illégalité. Avec succès, puisque le département de la justice lui a remis ce lundi 18 juin son visa de missionnaire, au dernier moment. Elle peut rester aux Philippines.

Un grand soulagement pour Patricia Fox, qui vit à Manille depuis 1990 et parle couramment le filipino. Avant son arrestation, elle exerçait son activité de missionnaire sans être connue des médias ou des Philippins, comme beaucoup d’autres religieux étrangers. Elle n’a été mise en lumière que très récemment, en avril dernier, depuis les attaques personnelles de Duterte envers elle, la traitant d’« étrangère indésirable ». Portrait de cette nonne en passe de devenir une icône de la résistance au dictateur Rodrigo Duterte.

(« Sœur Patricia Fox est tout sourire après avoir appris qu’elle pouvait rester aux Philippines. ») 

Militante pour les droits de l’homme

Si « Sister Pat » officie depuis presque trente ans aux Philippines, les injustices et les atrocités ne s’y comptent malheureusement plus, et ne cessent de noircir son agenda. Grâce à sa formation d’avocate, cette mère supérieure de la congrégation de Notre-Dame-de-Sion aide les plus démunis et les plus marginalisés du pays, rongé par la corruption et la criminalité. Elle éduque sur leurs droits les indigènes, les fermiers dépourvus de leurs terres et les ouvriers, dont les droits sont trop souvent violés.

Un rassemblement de soutien à Sœur Patricia Fox, alors menacée de déportation, à Manille le 25 mai 2018. © Ted ALJIBE / AFP

Sans s’impliquer dans les affaires partisanes ou dans un parti politique, cette native de la cosmopolite Melbourne est une avocate acharnée des droits de l’homme. Elle a d’ailleurs été arrêtée après avoir pris part à une enquête sur les violations des droits humains, du 6 au 9 avril 2018, sur l’île de Mindanao – paralysée par une loi martiale depuis mai 2017, après des attentats islamistes. « Ça fait partie de notre mission de missionnaires de dire la vérité », avait-t-elle déclaré.

Là-bas, Fox a découvert de quoi attiser l’ire de Duterte. Des fermiers et des communautés indigènes ont été contraints par l’armée d’abandonner leurs exploitations, pour y laisser place à des entreprises d’exploitation minière. Ceux ne voulant pas laisser leur terre ont été tués par des soldats (plus de 100 meurtres de fermiers ont été répertoriés sous Duterte), tandis que près de 400 familles ont été spoliées de leurs champs.

Mais le rapport ayant suivi cette enquête n’a jamais été publié et Patricia Fox a été arrêtée à son retour de Manille, accusée à tort d’avoir participé à des manifestations antigouvernementales. En bonne humanitaire, elle avait assisté à une conférence de presse de travailleurs demandant de meilleures conditions de travail. Elle avait aussi rencontré à Mindanao des prisonniers politiques, priant et jeûnant pour leur libération.

(« Sœur Patricia Fox n’est pas une criminelle ou une étrangère indésirable. Elle a longtemps travaillé pour les fermiers pauvres aux Philippines. Nous condamnons sa détention injuste et la procédure de déportation engagée contre elle. Pourquoi y a-t-il une guerre contre les étrangers solidaires des Philippins ? »)

Une culture du meurtre et de la peur 

Même si elle peut continuer à exercer ses activités de missionnaire, la vie de Patricia Fox est toujours menacée. L’archipel des Philippines est le seul pays catholique d’Asie du Sud-Est (près de 90 % des 103 millions de Philippins sont catholiques), mais Duterte ne cache pas son hostilité envers l’Église, par peur de son contre-pouvoir. Dans cette République fantoche, la peur du meurtre est devenue légion. Trois prêtres ont été assassinés au cours des six derniers mois, par des assaillants masqués. Tous les trois étaient connus pour critiquer les abus de pouvoir de l’État, à l’image de Patricia Fox. Pendant la dictature de Marcos (1965 – 1986), les missionnaires étaient aussi régulièrement la cible des militaires.

Au centre de la photo, Patricia Fox, lors d’une veillée de prière à l’église de Quiapo, en mémoire des prêtres catholiques tués devant l’église de Quiapo, à Manille, le 18 juin 2018. © AFP PHOTO / Ted ALJIBE

L’enquête policière menée sur Sœur Patricia a ainsi sonné comme un rappel à l’ordre, pour tous les humanitaires et/ou catholiques du pays. « Patricia Fox a une sacrée personnalité mais ce n’est pas un va-t-en-guerre, a certifié à La Croix le père Holzer, installé à Manille depuis douze ans. Son avis d’expulsion est clairement un avertissement pour ceux qui, parmi les ressortissants étrangers et l’Église catholique, s’exposent le plus : ‘Ne vous mêlez pas de nos affaires' ». D’autres critiques de Duterte ont d’ailleurs été « menacés, congédiés, expulsés, emprisonnés ou ont rencontré des problèmes légaux »,  nous précise Maria Ela L. Atienza, professeure de science politique à l’université des Philippines Diliman.

Depuis l’accession au pouvoir de Duterte « le Punisseur » en 2016, plus de 20 000 civils ont été tués aux Philippines, au nom de la « guerre contre les drogues » ordonnée par Duterte lui-même. Le shabu (une méthamphétamine) y est une substance très consommée dans les bidonvilles, surnommée la « cocaïne du pauvre ». Pour éradiquer les drogues, Duterte a décidé non pas de s’attaquer aux industriels, mais aux petits trafiquants de drogue des rues et aux toxicomanes présumés, abattus en pleine rue par des agents de l’Etat, en toute illégalité.

“Hitler a massacré trois millions de Juifs (sic), maintenant il y a trois millions d’accros à la drogue aux Philippines. Je serais heureux de tous les massacrer, jusqu’au dernier”, a assuré Duterte en 2016, comparant sa campagne contre les drogues à l’Holocauste.

Comme sous la dictature de Marcos, le clergé philippin s’est publiquement opposé au gouvernement, devenant le protecteur des familles des victimes, réfugiées dans des églises et des couvents. En plus d’assurer qu’il tuerait ses propres enfants s’ils consommaient de la drogue, Duterte a encouragé la police à s’attaquer aux avocats des droits de l’homme, enjoignant« S’ils font obstacle à la justice, vous les tuez ». Pendant sa campagne présidentielle, il avait ainsi promis de « remplir les morgues » du pays. Nous espérons que la maison que Patricia Fox partage avec six Sœurs dans la banlieue de Manille est bien protégée.

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Benoit Hamon a lui aussi bénéficié de ristournes pour sa campagne

Lors des présidentielles 2017, Benoit Hamon aurait bénéficié d’importantes remises, allant jusqu’à 40%, pour des locations de salles et de matériel. Une information rapportée par Le Parisien le 21 juin 2018, confirmant les affirmations déjà détaillées dans L’Obs début juin.

L’entreprise d’événementiel Match Event aurait accordé au candidat socialiste des ristournes entre le mois de mars et la mi-avril 2017. Au total, ces rabais atteindraient la somme de 311 270 euros, sur une facture de 1,7 millions d’euros selon les calculs du Parisien.

Des remises encore plus importantes que celles dont Emmanuel Macron a pu profiter pendant sa campagne, celles-ci s’élevant à 208 984 euros. Suite à ces révélations publiées notamment par Médiapart, le leader du mouvement Génération-s s’était insurgé contre les avantages perçus par le président. « Si ce sont des avantages liés à la campagne, c’est un financement illégal de campagne électorale tout simplement. […] Puisque les entreprises n’ont pas le droit de financer les campagnes, le fait de baisser une facture c’est un financement déguisé », avait-il déclaré à l’époque à l’AFP.

Des comptes vérifiés par la CNCCFP

Cependant, l’équipe de campagne de Benoît Hamon a bien été interrogée par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), chargée de vérifier les comptes de tous les candidats en campagne. Celle-ci a indiqué avoir analysé auprès de Match Event que la ristourne accordée était bien conforme « avec les principes applicables aux comptes de campagne », rapporte Le Parisien et L’Obs. L’équipe de l’ancien socialiste a fourni différentes factures de Match Events, où des remises similaires avaient été effectuées à la CNCCFP.

Au-delà du seuil de 20%, ces remises sont potentiellement illégales et doivent « engager une procédure contradictoire annonçant le rejet pour don de personne morale » précise L’Obs en se basant sur des documents de la Commission.

« J’ai été transparent »

Interviewé sur France Info à ce sujet, Benoit Hamon ne nie pas les remises. « J’ai bénéficié d’une ristourne, aucun problème. J’ai été transparent. Tous ces documents qu’a épluchés Le Parisien, c’est du réchauffé, puisqu’ils avaient été transmis par mes soins au Nouvel Observateur qui faisait cette enquête », a-t-il déclaré. Ce dernier affirme que tout avait déjà été rendu « largement » public.

Il rappelle que « la ristourne dont on parle est une ristourne que la société Match Event a faite à ma campagne, et qu’elle fait pour des prestations identiques à d’autres clients ». Concernant les ristournes accordées à Emmanuel Macron, le fondateur de Génération-s assure que « c’était du gré à gré, aucune ouverture à la concurrence, des cadeaux et des prestations qui lui ont été offertes, donc rien à voir ».

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« Je m’en fiche complétement »: Melania Trump arbore une veste provocante en visitant des enfants migrants

Jeudi 21 juin, Melania Trump s’est rendue à McAllen, au Texas pour rencontrer les enfants sans papiers séparés de leurs parents par la rude politique migratoire que mène son mari, comme le partage CNN.

En plein milieu du scandale que provoque la situation à la frontière mexicaine, la première dame a eu la judicieuse idée de quitter Washington parée d’une veste avec pour inscription « I really don’t care, do you? » (Je m’en fiche complètement, et vous?) dans le dos. Elle ne portait plus la veste en arrivant sur place, mais trop tard: son choix était déjà au centre de vives controverses.

Les réactions des personnalités politiques

Val Demings, élue démocrate de Floride, s’est insurgée : « En tant que représentants publics, il est de notre devoir de s’en soucier. Shirley Chisholm a un jour dit ‘L’Amérique a la législation et les ressources matérielles nécessaires pour assurer la justice à son peuple tout entier. Ce qui lui manque, c’est du cœur et de l’humanité.’ Vivons avec notre cœur.« 

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Dina Titus, élue démocrate du Nevada à la Chambre des représentants, a quant à elle répliqué avec humour sur Twitter : « Hey Melania, essaye celui-là pour voir. #Quileportelemieux #Jenem’enfichepas« 

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Réponses contradictoires du président et de la directrice communication de Melania

Les soutiens de la première dame se sont alors empressés de prendre sa défense sur les réseaux sociaux.

Stephanie Grisham, la porte-parole de Melania Trump a été la première à réagir, et a assuré dans un communiqué qu’il n’y avait « pas de message caché ». Ce à quoi l’humoriste Stephen Colbert a répondu dans son Late Show : « ça n’est assurément pas caché, c’est juste sur son dos. »

Donald Trump a également défendu son épouse, mais l’a justifiée différemment en affirmant que l’inscription « J’en ai rien à faire, et vous? » sur la veste Zara faisait référence aux fake news et que Melania « a(vait) appris à quel point les médias étaient malhonnêtes, et qu’elle n’en a(vait) réellement plus rien à faire! »

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Lancement d’un site d’aide aux migrants

La blogueuse et activiste américaine Parker Marie Molloy a profité de l’occasion pour créer le site (je m’en soucie complétement) qu’elle partage depuis son compte Twitter. Il permet d’effectuer des dons vers 14 groupes d’aide aux immigrants à la fois.

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Fin d’Autolib: des salariés « au chômage dès lundi »

On ne verra plus d’Autolib sur les routes d’Île-de-France. Le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM), qui réunit 103 communes partenaires, dont Paris, a voté jeudi la résiliation du contrat avec le service de voitures en libre service. Le groupe Bolloré ne cessait de perdre de l’argent et demandait aux collectivités de verser 233,7 millions d’euros pour éponger son déficit.

254 salariés sur le carreau

En refusant de renflouer le groupe, le syndicat mixte a signé la fin du dispositif mis en place depuis 2011. Les usagers se retrouvent sans voiture en libre-service et les 254 salariés de l’entreprise sans travail…. Une centaine d’entre-eux ont manifesté devant la mairie du 12e arrondissement de Paris alors que le syndicat votait  la fin du service. « On est mal, on est très mal. On se retrouve au chômage à partir de lundi. On a des familles à nourrir, on a des loyers à payer, certains ont pris des crédits. Aujourd’hui, on ne sait pas ce qu’on va devenir », s’inquiète un salarié interrogé par Franceinfo.

Dans un communiqué de presse, le syndicat précise toutefois qu’il négociera dans les prochains jours « un protocole de sortie de contrat » qui veillera à ce que le groupe Bolloré reclasse ses salariés.

Une décision contestée au sein même du comité syndical

Nombres d’élus présents à la réunion dirigée par Anne Hidalgo, maire socialiste de Paris, se sont opposés à la résiliation du contrat avec Autolib.

« La messe est dite. Les choses se sont décidées entre le groupe Bolloré et la mairie de Paris » a déclaré au Parisien Arnaud Gibert, adjoint au maire de Bezons (Val-d’Oise).

Catherine Baratti-Elbaz, maire socialiste du 12e arrondissement et présidente du syndicat s’est expliqué à Franceinfo : « La méthode de Bolloré est brutale, elle place les élus face à un ultimatum douloureux et les décisions que nous avons prises sont difficiles, mais nous les avons prises, chacun, en responsabilité et en ayant toutes les informations nécessaires pour les prendre. »
Autolib, lancé il y a 7 ans par Bertrand Delanoë, ancien maire socialiste de Paris, devait courir jusqu’en 2023 sans coûter un sou aux communes bénéficiaires...

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